ISBN : 978-289400-463-0
Date de parution : 2021-06-04
Couverture souple
260 pages
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Le présent ouvrage traite du jeu des stéréotypes féminins et masculins dans la création des normes internationales à l’encontre du viol militaire. Il questionne les influences et les conséquences des stéréotypes de sexe faible et de victimes passives attribués aux femmes et ceux de sexe fort et de combattants actifs assignés aux hommes en période de conflits armés. Plus précisément, les généralisations excessives qui découlent des stéréotypes de genre et qui encouragent le paradigme femmes-victimes et hommes-auteurs de viols sont remises en question. 

Afin de comprendre le sens d’un tel jeu, une analyse critique de l’évolution normative du droit international est proposée en deux temps. La première partie aborde les influences du jeu des stéréotypes dans la création des normes de protection et des normes pénales à l’encontre du viol. L’étude de ces normes internationales expose que, malgré les progrès dus aux efforts des féministes, ce jeu des stéréotypes de genre se maintient encore en droit international et que, des conséquences en découlent autant pour les femmes que pour les hommes en période de conflits armés. La deuxième partie porte sur l’analyse de telles conséquences normatives qui confinent les femmes dans un rôle de victimes passives, sans capacité d’action positive ou négative lors des conflits armés, et négligent de considérer la situation des hommes qui ne sont pas tous des combattants actifs et qui peuvent donc aussi requérir des protections contre les viols militaires.
Cet ouvrage propose en conclusion que les dichotomies de la binarité du genre présentes dans les normes internationales contre le viol devraient être appelées à disparaître, sans quoi le jeu des stéréotypes risque d’être perpétué. Ces normes, influencées par la catégorisation des genres féminin et masculin, pourraient plutôt laisser place à la protection du genre humain, exempt de distinction essentialiste basée sur le sexe, et donc exempt de discrimination basée sur les stéréotypes de genre.

ISBN : 978-289400-462-3
Date de parution : 2021-06-21
Couverture souple
62 pages
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Autant en théorie du droit que dans la jurisprudence, il est établi que les règles qui gouvernement l’admissibilité de la preuve sont difficilement réconciliables avec l’article 35(1) de la Loi constitutionnelle de 1982, qui reconnait les droits autochtones ancestraux. Alors que les éléments de preuve amenés afin de soutenir ces droits ancestraux sont issus de la culture autochtone et de la tradition orale, les règles gouvernant l’admissibilité de la preuve, qui s’ancrent dans une culture occidentale où les traces écrites de l’histoire sont privilégiées afin d’assurer la véracité des éléments présentés, tendent parfois à entraver l’admissibilité de certains éléments de preuve émanant de la tradition orale, voire à les exclure. Ce biais culturel, déjà reconnu dans les années 1970, a été adressé au fil du temps par la plus haute instance du pays dans plusieurs cas paradigmatiques qui prônent l’assouplissement de certaines règles. Or, malgré cette résolution en pratique, le problème théorique demeure. L’objectif de cet essai est d’offrir une solution conceptuelle à ce problème en argumentant que la prémisse sur laquelle repose l’incohérence entre l’art. 35(1) et la common law, à savoir que l’équité de notre système de justice dépend de la recherche de la vérité, est en fait elle-même incompatible avec les règles de preuve en common law, et que le biais culturel soulevé par la Cour suprême dans les années 1970 est en fait un biais épistémique bien plus profond qui s’enracine dans la conception même de la rationalité occidentale.
ISBN : 978-2-89400-420-3
Date de parution : 2021-09-29
Couverture souple
744 pages
140,00$ Ajouter au panier

L’ouvrage Interprétation des lois traite des méthodes et des principes qui guident les juristes lorsqu’ils interprètent les textes législatifs en droit canadien, que ce soit dans un contexte de common law ou de droit civil. Depuis sa première édition, en 1982, cet ouvrage a su rendre compte des nombreux développements qu’a connu l’interprétation des lois tout en conservant à la fois une perspective critique et sa vocation pédagogique. Si le traité a ainsi contribué à la formation de plusieurs générations de juristes, il est devenu une référence incontournable et une autorité reconnue auprès des tribunaux, des praticiens, ainsi que des chercheurs en droit. Cette cinquième édition constitue une version enrichie et mise à jour des éditions précédentes, dont le contenu a également fait l’objet d’une révision en profondeur.
ISBN : 978-2-89400-413-5
Date de parution : 2022-03-01
Couverture souple
336 pages
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En sciences sociales et humaines, le recours à la recherche empirique et la recherche de terrain, que celles-ci soient de nature qualitative ou quantitative, va de soi. En science juridique, ces méthodes de recherche demeurent peu utilisées et leurs pratiques, peu documentée. Pourtant, pour rendre compte de l'articulation entre le droit et les activités sociales, la diversification des méthodes de recherche est un allié précieux, voire indispensable.

Or, les juristes souhaitant explorer de telles pratiques de recherche sont susceptible de fare face à plusieurs interrogations pratiques: Comment parvenir à élaborer une problématique de recherche dont le point de départ n'est pas nécessairement la norme juridique et son application par les autorités chargées de sa mise en œuvre? Comment recourir à certaines sources formelles du droit, comme la jurisprudence, autrement que dans une perspective exégétique? Pourquoi et dans quelles circonstances convient-il de recourir à une méthodologie qualitative ou quantitative ? À quelles fins et avec quels partenaires fait-on de le recherche empirique?

L'objectif de cet ouvrage est de rendre des défis, limites et potentialités de ces pratiques dans le champ juridique.


ISBN : 978-2-89400-468-5
Date de parution : 2022-04-29
Couverture souple
66 pages
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Our use of language is subject to what is nowadays a particularly widespread ploy that Harry Frankfurt put down as "bullshitting". It involves very seriously talking nonsense, twaddle, poppycock, guff or hot air while pretending to describe or explain hard facts.

Paul Amselek's book sets out to expose this ploy more specifically in philosophy. He illustrates the standard instances of "philosophical bullshit" setting up a smokescreen, ducking and weaving, doubling down, talking double-talk rife in the philosophy of law and ethics as well as the philosophy of science. Indeed it is in this last domain that an extravagant archaic discourse still reigns supreme and safe from criticism with respect to the scientific approach and the laws of science, which are still conceived along the lines of juridical laws without our being clearly aware of it. At the same time, it is an opportunity for the author to shed new or harsher light on some crucial philosophical issues such as value judgments, interpretive freedom or the classical problem of induction.



Coop Droit de Université de Montréal