ISBN : 2-89400-077-4
Date de parution : 1996-01-01
L'Assemblée générale de l'Organisation des Nations Unies a adopté, le 17 décembre 1991, une série de principes intitulés : « Principes pour la protection des personnes atteintes de maladie mentale et pour l'amélioration des soins de santé mentale ». Le présent ouvrage est consacré à l'étude de l'élaboration de ce nouvel instrument international des droits de la personne et, plus particulièrement, à l'analyse du droit de consentir à un traitement. Ce droit est, sans nul doute, un des sujets les plus difficiles et controversés dans le domaine psychiatrique.
En effet, on abandonne difficilement le préjugé qu'une personne diagnostiquée malade mentale est nécessairement incapable d'exercer le droit de consentir à un traitement. La condition de capacité est, justement, la pierre angulaire du problème de la reconnaissance de ce droit, lequel est un moyen juridique qui formalise le lieu obligé de prise en compte de la parole du patient.
L'objectif poursuivi dans cet ouvrage consiste à mettre en lumière les raisons sociales et juridiques qui expliquent la problématique de la reconnaissance du droit du patient psychiatrique de consentir à un traitement. Contrairement à ce qu'il était d'abord justifié de présumer, les Principes de l'O.N.U. n'en favorisent pas la reconnaissance. Cette conclusion, à laquelle nous conduit la présente étude, traduit un conflit de valeurs auxquelles adhèrent les acteurs sociaux engagés dans le processus d'élaboration des Principes de l'O.N.U. Ces valeurs, érigées en symboles, sont la santé, l'autonomie et l'égalité.
De plus, en portant un regard critique sur les Principes de l'O.N.U., la présente étude interroge le phénomène d'émergence des nouvelles normes juridiques internationales dans le domaine des droits de la personne.
ISBN : 2-89400-067-7
Date de parution : 1996-01-01
Cet ouvrage dépeint un panorama complet du droit de l'édition et du commerce du livre au Québec. Il éclaire le lecteur au sujet des règles du droit d'auteur applicables à l'édition et des normes obligatoires relatives à la rédaction des contrats avec les créateurs. Le rôle et les pouvoirs des associations d'artistes font l'objet d'une analyse approfondie. L'étude traite aussi de l'ensemble de la règlementation des relations commerciales entre éditeurs, distributeurs et libraires.
De plus, cet ouvrage innove en expliquant quelques-unes des lacunes des règles actuelles face aux nouvelles technologies, telle l'édition entièrement électronique distribuée par Internet. Il aborde des questions qui se situent au croisement du droit et de l'économie, telles l'abus de droits d'auteur et la protection du travail intellectuel par la responsabilité civile. Enfin, cet ouvrage présente un aperçu de la pratique contractuelle qui s'est développée entre l'ensemble des entreprises et les créateurs de ce domaine captivant.
ISBN : 2-89400-052-9
Date de parution : 1995-01-01
Depuis la création du nouveau Code civil, les journées Maximilien-Caron ont eu à répondre à de nombreuses questions de fond en déterminant les éléments fondamentaux devant être retenus par les codificateurs dans le processus de sa rédaction et de sa méthodologie, tout en en précisant le sens et la portée.
Voilà que sa mise en application suscite une nouvelle interrogation. En effet, on constate que, pour les professionnels, ce droit nouveau a des répercussions selon que l'on distingue le professionnel autonome du professionnel salarié, la faute civile de la faute déontologique et les mécanismes de contrôle qui en découlent. Pour ce faire, les conférenciers des Journées Maximilien-Caron concentrent leurs réflexions sur deux principaux thèmes : les rapports des professionnels entre eux et avec leurs clients et le contrôle civil et déontologique de l'acte professionnel.
Les Éditions Thémis publient les Actes des Journées Maximilien-Caron 1994 afin de mettre à la disposition de tous le fruit des réflexions d'éminents juristes quant au défi du droit nouveau des professionnels.
ISBN : 2-89400-069-3
Date de parution : 1996-01-01
Les Journées Maximilien-Caron ont exploré des problématiques qui débordent largement des cadres du droit civil, mais en demeurent tributaires. Elles ont illustré à la fois la nécessité de la modernisation du droit civil et son importance déterminante dans les secteurs clés du développement économique et du respect des droits de la personne. Cette fois-ci, les VIe Journées Maximilien-Caron poursuivent dans cette voie, en analysant les rapport entre un chapitre nouveau du Code civil, portant sur le respect de la réputation et de la vie privée, et deux lois récentes : la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé et la Loi sur l'accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels.
Les VIe Journées Maximilien-Caron ont permis d'analyser l'originalité et l'efficacité du modèle québécois ainsi que son application dans les divers secteurs qui présentent des difficultés particulières.
ISBN : 2-89400-032-3
Date de parution : 2003-01-01
Le droit se présente d'abord à nous comme oeuvre de langage. Comme tout langage il est animé par un double mouvement, un double tropisme, qui agit sur son organisation interne puis sur son rapport avec le monde. La logique qui préside au premier mouvement est métaphorique. C'est elle qui voit à la hiérarchisation des normes et des lois, à leur ordonnancement, à travers la figure de l'arbre, avec ses racines ou ses sources, sa croissance, ses branches. La logique qui préside au second mouvement est métonymique. Elle repose sur la figure du droit comme volonté du peuple, à laquelle se rattachent celles de la souverainté du peuple, de l'autonomie de la colonté dans le contrat, de l'inviolabilité de la propriété et de la liberté d'expression. Ces deux logiques sont invisibles, et les tropes à travers lesquels elles s'expriment, conventionnels, figés. C'est à mettre en évidence ce qui se joue en eux et ce qu'ils cachent que s'emploie cet ouvrage, qui montre du même coup ce qu'ils ont de fictif et ce qu'ils emportent comme conséquences pour la signification et l'oeuvre du droit.